Revelessencedefemme, je revele mon essence de femme

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L'Accouchée

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Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager, avec l'accord de l'auteure, un merveilleux texte que Nadia nous a partagé au sein de notre groupe Femmes Alchimistes. J'ai vibré au son de ses mots dans mon corps et mon coeur et je me suis dit qu'il pouvait peut être voler un peu plus loin que notre cercle de soeurs pour toucher d'autres soeurs.

Je vous mets la date de sa création car c'est important, c'était le moment où nous émergions de notre oeuvre au noir et nous préparions à rencontrer notre sol invictus (notre soleil invaincu, notre masculin divin renaissant) dans notre grotte au solstice d'hiver ....

S'il a mis du temps à vous rejoindre sur cet espace un peu plus ouvert que notre cercle de femmes, c'est parce que j'ai tardé de mon côté et que l'accouchée avait besoin peut être de se préparer pour présenter son enfant au monde ..... Nadia est en train d'écrire un livre, alors je vous remercie de vos partages et de vos enCOEURagements car parfois l'intime de nous demande du courage pour oser se dévoiler, prendre confiance et continuer ......

 

Je vous souhaite une belle lecture et me tait sous la plume de Nadia

Elisabeth 

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Les déesses ont beaucoup filé leur destin,

De fileuses du temps à fileuses de soi(e), il y a moi, comme il y a les autres.

 

Accoucher de soi pour accomplir sa destinée, pour sortir du temps linéaire des nuits qui succèdent au jour.

Donner un autre tour à sa vie après avoir traversé des moments où l’on refait le monde dans une chambre de bonne à Paris, regardé les étoiles une nuit en plein cœur de l’été avec lui comme la plus merveilleuse des nuits.

Et encore avoir vu des je t’aime dans chacun de nos matins, avoir empilé dans mes poches des mouchoirs qui ont recueilli mes larmes de cœur brisé. Et avoir reconnu sur une carte l’endroit où tu avais rêvé regarder de la fenêtre le fil de l’eau, avoir détesté tant de choses, avoir si mal compris des humains, plus que des doigts de mes mains et de mes pieds réunis. Après. Papillon bleu. Des piles de livres. Une barbe à papa. Des cônes d’encens. Des connes. Des nez qui coulent en hiver. L’odeur du soleil sur une peau. Riverside. "Si tu as besoin de quelque chose, siffle moi!" m’as-tu dis un soir de Noël sur les Grands Boulevards. Il n’y a jamais eu que toi et moi après Humphrey Bogart et Lauren Bacall.

 

Et à présent il est temps de m’accoucher de moi-même. Je me sens comme une qui aurait fait beaucoup de voyages et un unique voyage intérieur pour accepter de renaître avec ses ombres dans la lumière. Il était temps après les rayons de magasin de bricolage les dimanches. La caresse du vent sur les épaules. Les dunes, m’y perdre. « Et tu prends quoi au petit déjeuner ? ». Un prince arabe. Des fraises tagadas. Rêver de calligraphies de henné. Rire d’une soie rouge. «Des roses et des orties ». 378 bougies déjà dans ma vie. Une harpe. Des pianos.

L’herbe qui invite mes mains pour un tour de vert. La douleur à en crever.

« Amine » (amen) : on revient de tout même de son propre enfer.

« Amine » : elle rit de tout. Joie, joie. Doux. Douce.

Sais-tu quelle est la différence entre la manière dont les gens te traitent et la manière dont tu te traites toi-même ? Aucune alors apprends à t’aimer toi-même et accueille les épines que les autres te donnent comme l’annonce de la pluie de roses à venir.

L’accouchée d’elle-même. C’est maintenant entre automne et hiver. Parce qu’elle sait, elle veut bien accepter d’être elle, lui, tout, tous les êtres humains, l’univers, parce que les paradis et l’enfer c’était avant.

Renaître. A soi.

Après cette femme qui m’a accouchée quand elle le devait.

Après un automne à vaciller dans mon sensible. Fil de soie. Des heures en rendez-vous avec mes ombres. Rester dans la lumière et « même pas peur ». L’accouchée en pleine conscience. Plus jamais seule : à jamais entourée d’autres en chemin. Le leur. Au nord ou au sud d’eux-mêmes, d’autres en chemin.

 

Nadia Bendjilali

 

L’accouchée, le 12 décembre 2016



11/02/2017
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